ZOOM SUR : LES MÉFAITS DE LA FAST FASHION

Publié par Romane et Anna le

Fast Fashion Avenir 02

Chez Avenir 02, nous collaborons avec des marques dites “slow fashion”, en opposition au système de surconsommation des enseignes de grande distribution appelé “fast fashion”.

Mais la fast fashion, qu’est-ce que c’est ? Et pourquoi voulons nous nous y opposer ?

 

La Fast Fashion c’est une mode non durable, peu qualitative, où l’objectif est d’acheter beaucoup à petit prix et de jeter rapidement.

 

SURPRODUCTION

La Fast Fashion a pour but de produire de nouvelles collections le plus rapidement possible, pour créer chez le client des pulsions d’achat qui répondent plus a des envies passagères qu’à de réels besoins.

Le consommateur aura donc tendance à ne plus acheter de vêtements en fonction des saisons mais plutôt d’opter pour des achats spontanés. Ce phénomène est désigné comme une mode interchangeable et jetable.

Certaines grandes enseignes préfèrent donc troquer leurs collections bisannuelles contre des collections qui se renouvellent de plus en plus régulièrement, jusqu’à une deux par semaine chez certaines marques, poussant ainsi les clients a sans cesse rafraîchir leurs garde robes avec des vêtements inutiles.

 

GASPILLAGE ET POLLUTION

La conséquence de cette surproduction est la multiplication des déchets vestimentaires, qui entraîne forcément gaspillage et pollution. En France, 70% des vêtements jetés finissent à la décharge. L’Union Européenne produit quant à elle 5,8 millions de tonnes de déchets textiles chaque année.  Toutes ces fibres qui finissent à la décharge mettent des années à se décomposer comme le nylon, qui met entre 30 et 40 ans à se dégrader. Ces déchets textiles sont néfastes pour l’environnement en raison des nombreux procédés chimiques qu’ils ont subis avant d’être commercialisés. De nombreux produits polluants non biodégradables se retrouvent alors dans les nappes phréatiques ou dans l’air. Rien que la teinture des vêtements requiert 1,7 millions de tonnes de produits chimiques chaque année. L’industrie textile en arrive donc à être la deuxième industrie la plus polluante au monde.

 

MAUVAISES CONDITIONS DE TRAVAIL

Afin d’obtenir les prix de vente les plus bas possibles, toutes les dépenses doivent être réduites. De ce fait, les entreprises délocalisent leur production dans des pays comme le Bangladesh, deuxième plus gros fabricant de vêtements destinés à l’exportation au monde, et qui offre les plus bas coûts de main d’œuvre de tous les pays producteurs de vêtements. En effet, le salaire moyen d’un employé d’usine textile y est de 55 $ par mois.

Les lieux de travail représentent également des dangers car les édifices sont souvent mal construits, ont des fondations fragiles et comportent un trop grand nombre d’étages,  des installations électriques défectueuses, des piles de matériaux inflammables… Les employés subissent également des pressions pour rester à leurs postes de travail, sans droit de se syndiquer, même en présence d’un réel danger, afin d’assurer que les commandes soient honorées dans les délais requis.  Ce genre de problèmes ont conduit à l’effondrement du Rhana Plaza en 2013, bâtiment bangladais abritant les ateliers de confections de plusieurs marques « fast fashion », causant la mort de 1127 personnes.

 

MAUVAISE QUALITÉ

Le contre coup de ces méthodes de production peu onéreuses est un produit fini à la qualité médiocre. En effet, des matières bon marché sont utilisées comme les fibres synthétiques ou le coton provenant de cultures OGM.

Le temps passé sur chaque produit est également réduit à cause du travail à la chaîne, entraînant de mauvaises finitions et provoquant une usure plus rapide des vêtements.  Le consommateur se voit donc acheter plus fréquemment, afin de remplacer les pièces usées prématurément. La « fast fashion » a donc non seulement un fort impact écologique et social mais également économique car, plutôt que d’investir dans des vêtements de meilleure qualité qui dureront plus longtemps,  le consommateur, leurré par les petits prix, achète en grosse quantité, consacrant, souvent malgré lui, un budget très conséquent.

Le phénomène de la « fast fashion » est donc un réel désastre, répandu mondialement : Il crée de mauvaises habitudes d’achats dans les pays développés, et favorise les mauvaises conditions de travail dans les pays en développement. A l’ère où nous remettons en questions nos modes de consommation (nourriture bio, réduction des déchets…),  l’industrie textile reste la grande délaissée de se « vouloir changer ». Il est pourtant primordial de se questionner sur la provenance et l’impact de nos vêtements, afin d’inverser la tendance d’acheter toujours plus, toujours moins cher et de commencer à consommer plus responsable.

 

Anna Santos Serra